La peur de l’échec. Il faut commencer par définir ce qu’est une peur. Une peur, c’est simplement le fait de percevoir plus d’inconvénients que de bénéfices à une situation qui peut potentiellement arriver simplement parce qu’on l’a déjà vécue, ou on a vu quelqu’un à qui c’est arrivé et on s’est dit : « J’aimerais tellement pas être à sa place. » Également, il faut prendre en considération ce que j’appelle le curseur de la peur. Exactement comme un compte-tour d’une voiture. Si la peur est à zéro, s’il n’y a absolument pas de peur, eh bien, on est à l’arrêt, on n’est pas challengé. Au contraire, si la peur est trop importante, eh bien, on est carrément dans le rouge. On est en surrégime et derrière, eh bien, on peut avoir des problématiques tant physiques, tant mentales, parce qu’on a énormément de pression et la plupart du temps, cette peur, elle est inhibante. Le but, c’est d’avoir une peur excitation, c’est-à-dire une peur qui nous challenge, mais au même moment qui nous donne envie. Par exemple, je donne toujours l’exemple du manège ascensionnel où on a vraiment envie de le faire, on est excité au fait de faire les trois, quatre, cinq loopings, mais au même moment, eh bien, on a peur, mais on a au même moment également envie. La question à se poser également, c’est : est-ce que la peur que j’ai actuellement, elle est utile ou elle est inutile ? On peut avoir une peur qui peut être utile parce qu’elle va nous challenger et qu’elle va nous permettre d’aller de l’avant. Et on peut également avoir une peur qui va être inutile parce qu’elle nous bloque. Donc c’est important de définir : est-ce que ma peur, elle est utile ou inutile. Également, la peur par rapport aux neurosciences et la raison pour laquelle c’est très important de travailler sa peur, c’est qu’on perçoit la réalité par nos différents sens : le goût, le toucher, la vision, l’ouïe, etc. Et ensuite, eh bien, ces informations vont directement être placées dans l’inconscient. L’inconscient, c’est comme un ordinateur quantique. De là, eh bien, il y a une partie des informations qui vont être transférées dans le conscient, qui est une petite console de jeux vidéo telle qu’une Nintendo. La problématique, c’est que si tu connectes le conscient, l’inconscient au conscient, eh bien derrière, le conscient va complètement cramer parce qu’il y a beaucoup beaucoup trop d’informations. Donc, il y a un filtre entre le conscient et l’inconscient qui s’appelle le système réticulaire. Et lui, il va filtrer l’information. Donc, si on a une peur qui est trop importante, pour lui, c’est important qu’on aille la repérer dans notre environnement parce qu’on peut potentiellement en mourir. Donc, il va nous faire voir toutes les peurs et toutes les raisons qu’on ait peur. Donc en fait, à partir du moment où on a beaucoup trop peur, eh bien d’un seul coup, on voit tout ce qui fait qu’on a peur. Donc ça confirme finalement notre système de pensée. Un exemple, le jour où on veut acheter, par exemple, une voiture rouge, eh bien, d’un seul coup, on va voir beaucoup plus de voitures rouges dans notre vie de tous les jours. C’est pas qu’il y a– c’est pas qu’il y a plus de voitures rouges, c’est simplement que notre esprit, notre conscient, est focalisé sur les voitures rouges. Eh bien, c’est exactement la même chose pour la peur. À partir du moment où on va travailler la peur, on va la faire redescendre pour qu’elle devienne une peur qui va être beaucoup plus challengeante, stimulante, eh bien, on va pouvoir reprogrammer notre inconscient qui va nous permettre de nous focaliser non plus sur toutes les peurs, mais sur toutes les opportunités qui vont nous permettre d’avancer. Et donc pour ça, il y a un exercice qui est tout simple, c’est d’écrire sa peur sur un papier, sur un cahier, de la noter sur une échelle de zéro à dix et de se poser simplement la question : si ma peur se produit, quels seraient tous les bénéfices pour moi à ce qu’elle se produise et quels seraient tous les inconvénients pour moi si cette peur ne se produisait jamais. Et si on veut aller plus loin, on peut également se poser la question : en quoi le fait que ma peur se produise, que ma peur d’échouer se produise, imaginons que j’échoue dans ma boîte, par exemple, eh bien, en quoi ça va me permettre de me rapprocher de ma vision ? Et en quoi le fait de ne pas échouer va m’en éloigner ? À partir du moment où on fait ça, on s’aperçoit que la peur déjà réduit, ce qui va nous permettre de passer à l’action beaucoup plus rapidement et, paradoxalement, de diminuer les probabilités à ce que l’échec arrive. Et à partir du moment où on relativise sur l’échec, on ne voit plus un échec, mais on voit une manière de progresser. Parce que ce qui est le plus important dans l’entrepreneuriat, ce n’est pas ce que l’on fait, ce n’est pas ce que l’on obtient, dans le sens où on ne maîtrise pas les conditions extérieures. Il y a beaucoup de conditions extérieures qui font qu’un objectif, on peut l’avoir ou on ne peut le– ou on ne peut ne pas l’avoir et de se concentrer sur finalement qui est-ce que je deviens au fur et à mesure de mes challenges. Parce que je pars du principe que notre activité est à l’image de qui on est. Donc le plus important, c’est d’évoluer personnellement parce qu’à partir de là, eh bien, on va prendre des décisions différentes, on va oser des choses différentes, on va être beaucoup plus audacieux et forcément, on va faire des choses différemment et on va obtenir des résultats différents.

exemple: peur d’échouer d’un client car il avait déjà vécu ça. Il avait générer plus de 40000 euros avec son activité et tout c’est stopper du jour au lendemain. Derrière cette peur, il y a la peur (la peur derrière la peur) qui est de perdre son style de vie et de devoir retourner vivre en France chez ces parents et devoir reprendre un taf qu’il n’aime pas.